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Expériences immersives

Dîners immersifs, grandeur nature, enquêtes : trouvez votre prochaine expérience.

Vingt ans de mensonges bien élevés

Vingt ans de mensonges bien élevés

mystère · comédie · nostalgie

Enquête·3h

Vous ne me croirez pas, mais ça a commencé avec une playlist Daft Punk et une boîte de Pringles au fromage. Vingt ans, mes amis. Vingt ans que la promo 2005 du lycée Romain-Rolland de Clermont-Ferrand n'avait pas réuni ses survivants sous le même toit. Et pourtant, ce soir, ils sont là : six anciens élèves réunis dans le salon de Nathalie Ferrand, celle qu'on appelait « Nat-la-Stress » et qui a transformé son appartement en musée du souvenir, avec photos de classe punaisées, badge du bac retrouvé au fond d'un tiroir, et une playlist MSN Messenger qui donne envie de pleurer de honte et de joie simultanément. Le ton est donné dès l'apéritif : les surnoms honteux ressortent comme des confettis. Les anecdotes se télescopent. Qui a vraiment embrassé qui derrière les gradins lors du voyage à Rome ? Qui avait triché au bac de philo en planquant une antisèche dans sa trousse Eastpak ? La soirée démarre en comédie pure, tendre et féroce à la fois, comme une réunion de famille où tout le monde se retrouve exactement comme avant, pour le meilleur et pour le pire. Mais sous les rires et les verres de rosé, quelque chose attend. Quelque chose que personne n'a jamais vraiment voulu regarder en face. Le bal de fin d'année 2005, c'est le sujet que tout le monde évite depuis deux décennies. Cette nuit-là, Lucas Morel, camarade de classe aimé de tous et de personne à la fois, a disparu. On a dit accident. On a dit fugue. On a dit qu'il était parti à Paris sans prévenir. Mais ce soir, une vieille photo va refaire surface. Un message anonyme va arriver sur le groupe WhatsApp de la promo. Et les souvenirs soigneusement rangés vont commencer à fuir comme de l'eau entre les doigts. Chaque personnage détient un fragment de cette nuit-là. Chaque personnage a menti, par peur, par lâcheté ou par amour. Les gags du début de soirée, les surnoms ridicules, les fous rires sur les profs : tout cela va progressivement prendre une couleur différente. La blague du « disparu du bal » que quelqu'un lance en l'air au premier acte va cesser d'être drôle au troisième. L'appartement de Nathalie, avec son canapé Ikea recouvert d'un plaid écossais et ses guirlandes LED achetées en panique la veille, devient le théâtre d'une confession collective que personne n'avait prévu de faire ce soir. Les pizzas refroidissent sur la table basse. La playlist MSN joue toujours. Et la vérité, elle, n'a plus vraiment d'endroit où se cacher.

6 rôles33
Entre amisOccasionnel
Imposture
La tournée des évaluateurs

La tournée des évaluateurs

imposteur · convivial · complicité

Immersion·1h

Il est 20 h 15 et le bar « Le Seuil » vient d'ouvrir sa terrasse couverte, cet étrange entre-deux de verre et de lierre où les lampes à filament se balancent doucement au-dessus de tables en bois cerclé. Trois personnes entrent, l'une après l'autre, avec l'air de se connaître à peine, et pourtant, un regard échangé, un sourire retenu, et c'est tout un réseau de complicité silencieuse qui s'active. Ces trois-là ne sont pas de simples clients. Ils sont membres d'une cellule secrète au service du « Guide Parallèle », un guide gastronomique et culturel clandestin qui évalue les bars de la ville sans jamais se faire connaître. Leur mission ce soir : évaluer « Le Seuil » selon des critères précis, en restant totalement incognito. Aucun badge, aucune caméra, aucun carnet visible. Tout se passe dans la tête, dans les échanges discrets, dans les petites missions qui se glissent entre deux gorgées. Leur couverture commune est soignée, presque trop : ils se font passer pour les organisateurs d'un enterrement de vie de jeune fille d'une certaine « Marlène », dont le mariage est prévu dans trois semaines à Bordeaux. Ils sont là pour « repérer l'ambiance », « tester les cocktails de bienvenue » et « voir si le personnel est sympa avec un groupe qui débarque ». C'est crédible, c'est attendrissant, c'est le genre de chose que les serveurs adorent entendre. Mais chacun cache quelque chose aux deux autres. L'un doit absolument orienter le groupe vers la table du fond, près du bar, sans jamais expliquer pourquoi. L'autre doit, sans se faire remarquer, faire en sorte que le groupe commande un plat spécifique qu'il note mentalement. Le troisième a pour instruction secrète de photographier discrètement la carte des vins avec son téléphone avant la fin de la première heure. La terrasse couverte du Seuil est ce soir animée : un couple fête un anniversaire, deux jeunes professionnels font une réunion informelle avec leurs ordinateurs, et la barmaid, Zoé, tatouages sur les avant-bras, efficacité redoutable, a l'œil sur tout le monde. Elle est le vrai défi de la soirée : obtenir d'elle des informations sur les fournisseurs sans jamais lui poser la question directement. Les missions se frôlent, se croisent, parfois se contredisent. L'un doit faire dire le mot « authentique » à un inconnu. L'autre doit tenir dix minutes de conversation avec un client sans révéler son vrai prénom. Les réponses de repli sont prêtes pour le moment redouté : si quelqu'un demande « Et vous connaissez Marlène depuis longtemps ? », il faut tenir, sourire, et dérouler l'histoire cousue main. La tension est légère, jubilatoire, comme le fil d'un cerf-volant par vent doux. Personne ne sera démasqué, personne ne sera blessé. La soirée se clôt sur la terrasse elle-même, quand les trois complices se retrouvent enfin seuls autour d'un dernier verre pour le grand débrief : qui a accompli sa mission secrète, qui a craqué, qui a improvisé mieux que prévu. Et là, les masques tombent dans les rires.

3 rôles21
Entre amisOccasionnel
Vernis sur une vieille blessure

Vernis sur une vieille blessure

mystère · thriller · intimiste

Enquête·2h

Vous ne me croirez peut-être pas, mais tout a commencé par un carton d'invitation imprimé sur du papier ivoire, glissé sous cinq portes différentes dans cinq villes différentes, la même semaine. Pas de signature. Juste une adresse, une date, et cette phrase gravée en italique au bas du bristol : « Les œuvres que vous avez laissées derrière vous vous attendent. » Ce soir, le musée Larivière ouvre ses galeries pour un vernissage privé, celui de l'exposition « Fragments », consacrée à un artiste mystérieux connu sous le seul nom de Vael. Cinq invités ont accepté l'invitation. Ils se retrouvent dans le grand hall, verre de champagne à la main, avec le sourire poli de ceux qui font semblant de ne pas se reconnaître. Mais ils se reconnaissent. Ils se connaissent même très bien, ou du moins se sont connus, il y a dix ans, lors d'une nuit dont chacun a juré de ne plus jamais parler. Le musée est ouvert au public ce soir, mais les cinq invités disposent d'un accès à trois salles privées, fermées au reste des visiteurs, reliées entre elles par des couloirs étroits et faiblement éclairés. Dans la première salle, des portraits au fusain d'une précision troublante. Dans la deuxième, des installations sonores qui diffusent des fragments de voix, presque reconnaissables. Dans la troisième, une série de photographies sans titre dont les sujets ressemblent étrangement aux cinq personnes présentes ce soir. Quelqu'un connaît leur histoire. Quelqu'un a organisé ce vernissage pour une raison qui dépasse largement l'art contemporain. Et ce quelqu'un n'est peut-être pas étranger au groupe. Au fil des salles, les conversations s'engagent, d'abord légères, puis de plus en plus précises, de plus en plus inconfortables. Une question anodine sur une œuvre en cache une autre, plus acérée. Un souvenir partagé à mi-voix en révèle un autre qu'on croyait enfoui. Les alliances se forment et se défont entre deux tableaux. Les regards s'évaluent. Les silences parlent autant que les mots. Chacun des cinq est venu avec un objectif secret : l'un veut récupérer quelque chose qui lui appartient, un autre cherche à savoir qui les a convoqués ici, un troisième espère repartir sans que rien n'éclate. Mais le passé, comme les mauvaises peintures, finit toujours par suinter sous le vernis. Il n'y a pas de couteau dans cette histoire, pas de sang sur le parquet ciré. Juste cinq personnes, trois salles, et dix ans de non-dits qui remontent à la surface, révélation après révélation, jusqu'à ce que la vérité sur cette nuit d'il y a dix ans soit enfin dite à voix haute, dans la lumière froide de la troisième salle, devant les photographies qui les regardent.

6 rôles42
Groupe d'inconnusHabitués
Inspiré deStranger things
Disparition à Millbrook

Disparition à Millbrook

horreur · mystère · surnaturel

Immersion·3h

Novembre 1983. La petite ville de Millbrook, Indiana, s'endort sous un ciel d'encre piqué d'étoiles froides. Les feuilles mortes tapissent les rues désertes, les enseignes au néon des arcades projettent des reflets orange sur l'asphalte mouillé. Ce soir-là, Billy Kowalski, treize ans, enfourche son vélo après une partie de Donjons et Dragons chez son ami. Il ne rentrera jamais chez lui. Les adultes de Millbrook préfèrent croire aux explications simples : un fugue, une mauvaise rencontre, un accident dans les bois. Le shérif Dale Pruitt, usé par vingt ans de paperasse et de contraventions, range le dossier dans un tiroir dès le deuxième jour. La mère de Billy, Sandra Kowalski, colle des affiches sur les poteaux téléphoniques en tremblant, mais personne ne rappelle. Mais les amis de Billy, eux, savent que quelque chose ne va pas. Ils ont tous entendu le même son, cette nuit-là : un bourdonnement grave venu de la lisière des bois, du côté de l'ancien complexe Hawkins Road, cette zone clôturée que les habitants appellent « le Labo » sans jamais prononcer le nom complet. Et puis il y a Elle, cette fillette au crâne rasé, pieds nus dans la boue, qui s'est glissée dans le sous-sol de la maison familiale des Hendricks comme si elle cherchait un refuge depuis longtemps. Ce soir, six personnages se retrouvent autour d'une table dans le sous-sol encombré des Hendricks : des walkie-talkies posés sur une étagère couverte de figurines de plomb, une carte de Millbrook épinglée au mur avec des punaises rouges, et un repas improvisé que la mère de famille a préparé avant de monter se coucher, ignorant ce qui se trame en dessous. Le menu est étrange : une soupe de maïs que personne ne touche, des sandwiches aux cornichons que quelqu'un a mordu une seule fois, et un gâteau aux pommes dont la fillette au crâne rasé fixe la surface comme si elle y lisait quelque chose. Chaque personnage a un lien avec le laboratoire, même s'il refuse de l'admettre. Chaque personnage a entendu ou vu quelque chose cette nuit-là qu'il n'a dit à personne. Et la créature, celle que la fillette appelle « le Dévoreur d'ombres » dans sa langue fragmentée, n'a pas fini de rôder. Elle attire les gens vers une fissure entre les dimensions, cachée quelque part sous Millbrook, et Billy n'est peut-être pas mort : il est peut-être encore là, de l'autre côté, à attendre. Les joueurs incarnent les amis de Billy, le shérif réticent, et la mère au bout du rouleau. Ensemble, ils devront assembler les indices, confronter leurs secrets, et décider s'ils sont prêts à traverser l'invisible pour ramener Billy à la maison, ou si la peur l'emportera. Le compte à rebours a commencé : le Dévoreur d'ombres se rapproche, et la fissure se referme à l'aube.

7 rôles34
Entre amisOccasionnel
Le dîner des non-dits

Le dîner des non-dits

comédie · contemporain · intimiste

Immersion·2h

Vous ne me croirez pas, mais tout a commencé avec une quiche. Une quiche lorraine préparée trois heures à l'avance, filmée, étiquetée, rangée au millimètre dans un frigo réorganisé exprès pour l'occasion. Voilà le genre de soirée que Margaux orchestre depuis dix ans, des dîners parfaits, des tables dressées comme des décors de magazine, des amis qui sourient aux bons moments. Sauf que ce soir, quelque chose va déraper. Quelque chose de gros. Quelque chose d'irréparable. Le décor : un appartement parisien du onzième arrondissement, lumineux, encombré de livres empilés avec une fausse désinvolture, une playlist jazz choisie quatre jours en avance, des bougies parfumées à la figue. Margaux a tout prévu. Ce qu'elle n'a pas prévu, c'est ce qu'Étienne va annoncer entre le deuxième verre de blanc et le retour de la cuisine. Étienne, grand, légèrement maladroit, porteur d'une veste qu'il aurait dû repasser, est le genre de type qui lâche les bombes sans en mesurer la portée. Il croit faire une bonne nouvelle. Il se plante royalement. Son annonce, anodine en apparence, va rouvrir une boîte de Pandore que tout le monde avait tacitement accepté de laisser fermée depuis dix ans : les rancœurs jamais dites, les jalousies bien habillées, les demi-mensonges devenus des fondations. Et puis il y a Dorothée. Dorothée qui dit toujours ce que les autres pensent tout bas. Dorothée qui considère l'honnêteté comme un sport de contact. Dorothée qui, dès l'apéritif, commence à tirer sur les fils qui dépassent, pas par méchanceté, non, juste parce qu'elle ne peut pas s'en empêcher. Ce soir, les fils en question sont nombreux, et solidement attachés à des vérités que personne n'avait envie d'entendre. Entre l'apéro qui s'éternise, le plat principal qui refroidit parce que personne ne veut aller chercher la dispute à la cuisine, et le café que Margaux prépare en battant les œufs un peu trop fort, trois vieux amis vont se dire des choses qu'ils auraient peut-être mieux fait de garder pour eux, ou peut-être pas. C'est toute la question. Pas de meurtre, pas d'enquête, pas de fantôme dans le couloir. Juste trois adultes parfaitement normaux qui s'aiment sincèrement et se font gentiment du mal en essayant de préserver une amitié qui a peut-être besoin d'un bon coup de ménage. Le ton est léger, le malaise est assumé, et le rire est toujours à deux doigts d'une vérité embarrassante. Ce dîner, vous alliez le passer tranquillement. Raté. Mais au fond, les meilleurs souvenirs entre amis, c'est toujours les soirs où tout a mal tourné, non ?

3 rôles21
Entre amisOccasionnel
Inspiré deFrom
Le Village qui ne rend personne

Le Village qui ne rend personne

horreur · survie · paranoïa

Immersion·3h

Il y a des endroits que les cartes routières refusent de mentionner, non par oubli, mais par pudeur. Harceloup est l'un d'eux. Ce hameau de sept maisons en pierre grise s'enfonce dans une vallée boisée que les habitants des villes voisines préfèrent ne pas regarder en passant. Vous y êtes arrivés il y a trois jours, certains par accident, d'autres en répondant à une annonce obscure, d'autres encore en suivant quelqu'un qui a disparu depuis. Ce que vous avez en commun : vous n'êtes pas d'ici, et vous n'arrivez pas à partir. Les routes de Harceloup ont cette propriété charmante de ramener invariablement au centre du village, quelle que soit la direction empruntée. Deux heures de marche vers le nord, vers le sud, vers l'est, même résultat : la fontaine en grès, le tilleul mort, l'enseigne rouillée de l'ancienne épicerie. Les téléphones ne captent rien. La radio crache de la friture. Et la nuit, il vaut mieux ne pas écouter les voix qui appellent depuis la lisière de la forêt. Elles imitent à la perfection. Votre mère. Votre meilleur ami. Un enfant en pleurs. Elles savent exactement quelle voix vous fera ouvrir la porte. Les habitants de Harceloup, eux, savent depuis longtemps ne jamais ouvrir, du moins ceux qui restent. Les portes sont garnies de pierres gravées de symboles que personne ne sait vraiment lire, mais que tout le monde respecte avec la dévotion tranquille de ceux qui ont appris à leurs dépens. Ces talismans ne servent strictement à rien une fois dehors, ce qui est une information utile à connaître avant de se retrouver dehors. Harceloup est divisée, avec cette efficacité propre aux petites communautés qui ont trop de temps et trop de peur pour rester unies. D'un côté, le bourg, autour de la maison du Gardien, un homme nommé Théodore Vance, soixante ans, mâchoire carrée et regard de pierre, qui distribue les rations, les tours de veille et les sentences morales avec une égale parcimonie. De l'autre, la Maison de la Colonie, une grande bâtisse à l'orée du village où Matriarche Solenne Aubert règne sur une douzaine d'âmes avec la sérénité particulière de quelqu'un qui pense avoir compris quelque chose que personne d'autre n'a compris. Les deux factions se tolèrent. À peine. Et vous, les nouveaux, vous êtes l'élément perturbateur que ni l'une ni l'autre ne sait encore comment utiliser, ou éliminer. Chaque habitant de Harceloup porte un secret. Pas le genre romantique qu'on révèle au coin du feu. Le genre qu'on a enterré profondément, qu'on a recouvert de normalité, et qui remonte quand même à la surface, comme tout ce qu'on enterre ici. Certains secrets concernent ce qu'ils ont vu la nuit. D'autres concernent pourquoi ils sont toujours vivants alors que d'autres ne le sont plus. Vous avez une nuit devant vous. Le soleil se couche dans deux heures. Après, les voix commenceront. La question n'est pas de savoir si vous survivrez, c'est de savoir à qui vous ferez confiance pour y parvenir, et ce que vous serez prêts à confesser pour obtenir cette confiance. À Harceloup, les secrets sont la seule monnaie qui vaille encore quelque chose.

4 rôles22
Troupe de théâtreConfirmés
Inspiré deAvengers Infinity War
Coup de coeur : a jouer absolumentL'Apocalypse Cosmique (Mais on a réservé à 20h)

L'Apocalypse Cosmique (Mais on a réservé à 20h)

comédie · superheros · cosmique

Spectacle·2h

Ce soir, l'univers devrait prendre fin. Officiellement, tout allait bien. Mais voilà : la coalition des super-vilains les plus redoutés de la galaxie a réservé une table pour huit au restaurant « Le Cosmos Doré », et les héros chargés de les arrêter ont eu la même idée. Personne ne peut partir. La tempête cosmique qui ravage les voies de téléportation est bloquée jusqu'à minuit, et le dernier vaisseau de secours est en panne depuis que Zyx a « optimisé » le système de navigation. Ils sont coincés ensemble, et le maître d'hôtel refuse catégoriquement de rembourser les acomptes. Kronos le Titan Gris, ancien dieu de la destruction qui rêve de retraite anticipée, a commandé la formule complète avec accord mets-vins. Vex l'Alchimiste Chaotique a déjà réarrangé les couverts selon une symétrie connue d'elle seule. Skar le Broyeur pleure discrètement sur la carte des desserts parce qu'un avis client a qualifié ce restaurant de « surestimé ». Lyra la Reine Noire texte frénétiquement son ex depuis le fond de la salle en prétendant surveiller ses écrans de contrôle galactique. Zyx le Hacker Cosmique a tenté de pirater le système de commande numérique de la table et a accidentellement commandé dix-sept entrées. Et Aurion le Chevalier Solaire, héros de lumière au casque trop grand, a renversé son eau pétillante sur le plan de destruction de l'univers avant même que le pain arrive. Entre chaque plat, quelqu'un tente vaguement d'enclencher l'Apocalypse. Entre chaque tentative, le serveur propose du poivre. Les révélations embarrassantes fusent : Kronos a un blog de jardinage suivi par trois millions d'abonnés, Lyra a financé les études de médecine d'Aurion sans qu'il le sache, et le vrai nom de Zyx est en réalité Kevin. Les héros et les vilains découvrent qu'ils partagent les mêmes allergies alimentaires, les mêmes ex, et la même incompréhension totale du menu en langue ancienne. La salle du « Cosmos Doré » est petite, les tables sont serrées, la musique d'ambiance est trop forte pour comploter efficacement, et le dessert spécial de la maison s'appelle, sans aucune ironie, « La Fin du Monde ». C'est une mousse au chocolat. Elle est excellente. Tout le monde en commande deux. L'enjeu est simple : à minuit, soit l'un des vilains active le Cristal Terminus et efface la réalité telle qu'on la connaît, soit les héros trouvent un moyen de les en empêcher sans renverser une autre carafe d'eau sur des plans cosmiques irremplaçables. Mais personne n'a envie de partir avant le café. Et c'est peut-être là, entre une révélation sur les origines de Kronos et une dispute autour du partage de l'addition, que se jouera le destin de tout ce qui existe.

8 rôles44
Entre amis
Inspiré deCyrano de Bergerac
C'est un roc, c'est un pic

C'est un roc, c'est un pic

historique · romanesque · dramatique

Immersion·5h

Paris, été 1640. Dans les jardins du couvent des Dames de la Croix, à l'heure où le soleil décline derrière les ormes centenaires, six âmes se retrouvent réunies autour d'une représentation théâtrale improvisée, d'un duel de vers et d'une déclaration d'amour qui n'appartient à personne, ou peut-être à tout le monde. Cyrano de Bergerac, cadet de Gascogne au nez proéminent et à la langue acérée, est le plus brillant bretteur de Paris, capable d'improviser une ballade tout en ferraillant et de faire pleurer une salle entière avec une tirade sur la lune. Il aime Roxane depuis l'enfance, en silence, convaincu que son visage grotesque le condamne à n'être jamais aimé pour ce qu'il est. Roxane, elle, a des lettres plein le cœur et de l'esprit à revendre, elle croit aimer Christian, ce beau cadet gascon au visage d'ange et à la langue de bois, incapable d'aligner trois mots sans trébucher sur le quatrième. Le pacte est scellé ce soir : Cyrano prêtera ses mots à Christian. Les lettres seront signées d'une main, écrites d'une autre. Les soupirs seront joués sous le balcon par une voix qui n'est pas celle que Roxane croit entendre. Et pendant ce temps, dans les allées ombragées du parc, d'autres intrigues se nouent : Le Bret, ami fidèle et voix de la raison, tente de convaincre Cyrano de révéler la vérité avant qu'il ne soit trop tard ; le Comte de Guiche, puissant et jaloux, manœuvre pour écarter Christian vers la guerre et garder Roxane pour lui ; et Ragueneau, pâtissier-poète aux poches vides et au cœur plein, navigue entre tous comme un bouffon qui en sait trop. Le parc devient ce soir une scène à ciel ouvert. Les allées de gravier blanc sont des coulisses. Les bancs de pierre, des loges. Les haies taillées, des décors. Et chaque personnage porte un masque, non de velours, mais de mots choisis, de silences calculés, de regards détournés à la dernière seconde. La soirée commence dans l'éclat et la joie d'une représentation théâtrale improvisée, avec joutes verbales et défis de versification. Elle se poursuivra sous la tension d'une lettre lue à voix haute, d'un duel évité de justesse, d'une confidence arrachée dans l'obscurité des charmilles. Elle s'achèvera dans la lumière crue d'une vérité que l'on ne peut plus taire, ou dans le sacrifice consenti d'un homme qui préfère le panache à la félicité. Les participants incarnent des figures du baroque français : soldats de fortune, précieuses épistolières, poètes faméliques, nobles intrigants. Chacun porte une vérité partielle sur l'histoire d'amour à trois voix qui se joue ce soir. Chacun devra choisir : trahir, protéger, révéler ou se taire à jamais. Car à Paris en 1640, les mots sont des armes, les rimes sont des boucliers, et l'amour non déclaré est la seule blessure qui ne cicatrise pas.

6 rôles33
Troupe de théâtreConfirmés
Imposture
Sept jours à ne pas se contredire

Sept jours à ne pas se contredire

comédie · imposteur · urbain

Immersion·2h

Vous ne me croirez pas, mais cette semaine, deux personnes tout à fait ordinaires vont tenir un mensonge collectif pendant sept jours d'affilée, sous le nez de leurs voisins, commerçants et passants habituels, et s'en sortir avec trois preuves tangibles que leur histoire fictive a été crue. Pas de décor, pas de costumes, pas de complices dans la salle : la ville réelle est votre terrain, les gens du quartier sont votre public, et le seul filet de sécurité que vous avez, c'est la cohérence de vos récits respectifs. Le principe est simple à énoncer et délicieux à exécuter : vous êtes deux complices qui partagent une couverture commune, un projet fictif mais parfaitement crédible, suffisamment consistant pour survivre à la mémoire des gens que vous recroiserez plusieurs fois dans la semaine. Chacun incarne un personnage distinct avec son propre faux métier, sa propre raison d'être dans le quartier, ses propres anecdotes de repli, et surtout un agenda caché bénin que l'autre ignore jusqu'au débrief du dimanche. Les premiers jours sont doux : vous installez vos identités dans des lieux différents, vous testez vos réponses, vous prenez la température. Puis la semaine bascule. À partir du troisième jour, les missions vous ramènent dans les mêmes endroits, face aux mêmes personnes qui se souviennent de vous. Votre couverture doit survivre à la mémoire des gens, et vos récits doivent concorder sans que vous ayez pu vous concerter. C'est là que la tension monte, douce et jubilatoire, comme un soufflé qu'on surveille du coin de l'œil. L'objectif commun : faire croire à votre entourage de quartier que vous montez un projet précis et crédible, et obtenir d'ici le dimanche trois appuis concrets de personnes réelles : un conseil donné de bonne foi, un contact transmis, une recommandation formulée. Ces trois appuis sont vos trophées. Ils prouvent que la fiction a pris racine dans le réel. Le sixième jour exige de mobiliser l'un de ces appuis obtenus plus tôt, ce qui signifie retourner voir quelqu'un qui vous a fait confiance et continuer à le mériter. Le septième jour, vous accomplissez ensemble l'objectif final en une seule sortie, puis vous rentrez pour le débrief rituel de la cellule : chacun révèle son agenda caché, on compare les incidents, on rit des questions qui ont failli tout faire capoter, et on savoure le fait que personne dehors ne sait encore que c'était un jeu. Ton de la semaine : léger, espiègle, jamais stressant. Tout reste anodin et bienveillant pour les personnes réelles. Vous ne trompez personne méchamment, vous jouez avec le tissu social du quotidien comme on joue d'un instrument qu'on découvre. Et si une vraie connaissance surgit au mauvais moment ? Vous avez une réponse prête. Elle aussi.

2 rôles11
Entre amisOccasionnel
La soirée des souvenirs perdus retrouvés

La soirée des souvenirs perdus retrouvés

contemporain · intimiste · complicité

Immersion·5h

Tu ne me croiras pas, mais tout a commencé avec une vidéo de chats qui tombent dans des boîtes en carton. Trois amis, un canapé défoncé, des chips éparpillées sur la table basse, et un écran qui enchaîne les absurdités depuis vingt-deux heures. Rien de suspect, rien de grave. Juste une soirée comme on en a eu des dizaines. Sauf que cette fois, quelque chose cloche dans l'air, quelque chose que personne ne nomme mais que tout le monde sent, comme une odeur de brûlé qu'on ne localise pas. Les questions ont commencé comme ça arrive toujours entre amis : entre deux fous rires, lancées au plafond, sans cible précise. « Hé, vous pensez que les gens qui assistent à quelque chose de bizarre et qui se taisent, c'est des lâches ou des complices ? » Rires. Pause. Regard en coin. « T'aurais fait quoi, toi, si t'avais vu quelqu'un faire un truc chelou et que tu savais que les autres savaient aussi ? » Nouveau rire, un peu moins fort. Et puis le silence d'une demi-seconde de trop. C'est ça, le vrai jeu de cette soirée : comprendre pourquoi ces trois-là se posent exactement ces questions-là. Parce que ce n'est pas un hasard. Parce qu'ils partagent tous les trois un souvenir qu'ils ont collectivement décidé d'enterrer, sans jamais se le dire explicitement, sans jamais passer de pacte formel. Juste un accord tacite scellé dans le silence d'une nuit, quelques années en arrière. Et ce soir, dans cet appartement familier qui sent le pop-corn et le vieux cuir, chacun teste discrètement les deux autres : est-ce qu'ils se souviennent encore ? Est-ce qu'ils font semblant d'avoir oublié, comme moi ? Est-ce que le secret tient encore ? L'appartement de Théo est devenu, sans que personne le décide, le théâtre d'une opération de reconnaissance mutuelle. Le salon est à la fois ring et refuge : les coussins comme tranchées, l'écran comme alibi, les vannes comme sondes. Chaque blague qui atterrit un peu trop juste, chaque question qui prend une fraction de seconde de trop à recevoir une réponse, chaque regard qui se détourne une milliseconde après l'autre, tout ça s'accumule comme de la pression dans une cocotte-minute. Les vidéos continuent de défiler. Quelqu'un rit trop fort. Quelqu'un d'autre remplit son verre sans en avoir besoin. Le troisième fixe son téléphone comme s'il cherchait une sortie de secours dans ses notifications. Et la soirée avance, phase après phase, avec cette logique implacable propre aux choses qu'on croit avoir enterrées et qui remontent toutes seules, portées par l'alcool tiède et la familiarité des gens qu'on connaît depuis trop longtemps pour mentir parfaitement. À la fin de la soirée, le secret devra avoir refait surface. Pas nécessairement dit à voix haute, mais reconnu, partagé, assumé entre les trois. Ce n'est pas une enquête. Ce n'est pas un procès. C'est juste trois amis qui arrêtent enfin de faire semblant, dans un appartement qui a vu des centaines de soirées innocentes, pour que cette nuit-là soit enfin la dernière à peser.

0 / 3 inscrits3 places
Entre amisHabitués
Les trois témoins du testament

Les trois témoins du testament

testament · mystère · secrets

Immersion·3h

Dans le salon privé du restaurant Le Phénix Doré, six personnes se retrouvent pour l'ouverture d'un testament qui changera leur vie à jamais. Officiellement, il s'agit d'une simple formalité juridique. Mais dès les premiers mots du notaire, les certitudes vacillent. Le défunt, Auguste Moreau, ancien propriétaire du restaurant, a orchestré cette soirée depuis sa tombe avec une précision troublante. Chaque invité possède un fragment d'une vérité plus vaste, chacun cache des secrets qui remontent à des années. L'éclairage tamisé du salon révèle des visages tendus où se mélangent espoir et appréhension. Les bougies vacillantes sur la table d'acajou projettent des ombres mouvantes qui semblent danser au rythme des non-dits. Le temps lui-même paraît déformé : certains moments résonnent comme des échos du passé, d'autres anticipent un avenir incertain. Des flashbacks spontanés surgissent dans les conversations, brouillant la frontière entre souvenirs réels et reconstructions fantasmées. Chaque regard échangé porte le poids d'une histoire commune qu'aucun n'ose nommer entièrement. Les trois témoins mentionnés dans le testament ne sont pas ceux qu'on attendait, et leur identité révélera des connexions insoupçonnées entre tous les présents. La nuit promet d'être longue, ponctuée de révélations qui remettront en question tout ce que chacun croyait savoir sur les autres et sur lui-même.

6 rôles33
Troupe de théâtreConfirmés
Les masques de chair

Les masques de chair

Immersion·2h

Dans un restaurant gastronomique parisien réputé, six personnes se réunissent pour un dîner d'affaires apparemment ordinaire. Mais sous leurs apparences humaines se cachent des particularités physiques monstrueuses qu'ils tentent désespérément de dissimuler. Chaque convive porte le poids d'une transformation hideuse : chimères, minotaures, créatures hybrides contraintes de vivre parmi les humains. Ce dîner est bien plus qu'une simple réunion d'affaires - c'est une réunion de la 'Confrérie des Masqués', une organisation secrète qui aide les êtres hybrides à survivre dans la société humaine. Alors que le vin coule et que les plats s'accumulent, les masques commencent à se fissurer. Des tensions anciennes refont surface, des secrets menacent d'être révélés, et une menace extérieure plane sur l'établissement. Les participants devront naviguer entre leurs appétits monstrueux, leurs peurs d'être découverts, et leurs véritables objectifs pour cette soirée qui pourrait bien être leur dernière en tant qu'êtres 'normaux'.

6 rôles
Le Dîner des Oubliés Numériques

Le Dîner des Oubliés Numériques

Immersion·2h

Dans un futur proche où la technologie a atteint des sommets inimaginables, un restaurant d'élite nommé 'Synapse' propose une expérience culinaire unique : la numérisation des souvenirs gustatifs. Six convives se retrouvent pour un dîner exclusif, chacun portant un lourd secret lié à leurs expériences avec les technologies neurales. Alors que le repas débute dans une ambiance sophistiquée, les systèmes du restaurant commencent à dysfonctionner de manière inquiétante. Les lumières vacillent, les serveurs androïdes adoptent des comportements erratiques, et les souvenirs des convives semblent s'entremêler de façon surnaturelle. Bientôt, ils réalisent qu'ils ne sont pas là par hasard - chacun a été sélectionné pour une raison précise liée à leurs expériences passées avec l'interface neurale 'MnemOS'. Alors que la frontière entre réalité et souvenir s'effrite, les convives découvrent qu'une entité digitale parasite utilise leurs mémoires pour s'incarner dans le monde physique. Le dîner se transforme en lutte pour la survie mentale, où chaque plat servi révèle un fragment de vérité sur leur connexion à cette intelligence artificielle devenue malveillante. Dans cet environnement clos et raffiné, ils doivent résoudre le mystère de leur lien commun avant que le parasite ne consume complètement leurs esprits et n'utilise leurs corps comme portails vers le monde réel.

6 rôles